Trop mignon ! L’art du bonheur au Louvre-Lens : une exposition qui fait du bien
Et si l’art pouvait simplement nous rendre heureux ? Au Louvre-Lens, l’exposition Trop mignon ! L’art du bonheur propose une traversée réjouissante de l’histoire de l’art, à la recherche de ces œuvres qui attendrissent, amusent, émerveillent ou font naître instantanément un sourire.
Réunissant près de 300 œuvres d’art, l’exposition déploie un étonnant florilège de peintures, sculptures, photographies, livres, installations, vidéos, objets et films. De l’Antiquité à la création contemporaine,les époques et les disciplines se répondent dans un joyeux dialogue autour d’une notion aussi universelle qu’insaisissable : le mignon.
Quand l’art devient une source de bonheur
Au fil du parcours, le Louvre-Lens nous invite à regarder autrement les œuvres qui éveillent notre tendresse. Car le mignon ne se résume pas à l’enfance ou aux petites créatures adorables. Il peut surgir dans une attitude, une forme, un regard, une matière ou encore dans le caractère surprenant d’une œuvre.
Le parcours fait ainsi cohabiter des statues antiques, de fascinantes représentations de chats égyptiens, des portraits signés Renoir, Géricault, Leonor Fini ou Rosa Bonheur, avec des créations beaucoup plus contemporaines.
L’exposition ose également les rapprochements inattendus. Le visiteur passe ainsi de l’histoire de l’art aux univers de Jean-Charles de Castelbajac, Jeff Koons ou Philippe Katerine. Une manière ludique de montrer que le désir de douceur, d’émerveillement et de réconfort traverse les siècles.
Chats majestueux, peluches et créatures attendrissantes
Parmi les œuvres présentées, certaines semblent avoir été réunies pour leur extraordinaire pouvoir de séduction.
J’ai particulièrement aimé Le Lion rêveur, sculpture en bronze de l’artiste japonais Takashi Murakami. Avec son allure à la fois monumentale et délicieusement enfantine, l’animal semble suspendu dans un songe.
Autre coup de cœur, la poétique Montgolfière aux chats de Leonor Fini, qui fait flotter dans l’imaginaire ces félins si chers à l’artiste. Une œuvre qui illustre parfaitement cette capacité du mignon à nous entraîner ailleurs, dans un monde où la fantaisie semble avoir tous les droits.
Impossible également de ne pas s’arrêter devant le spectaculaire manteau nounours de Jean-Charles de Castelbajac. Les peluches s’y superposent et composent une étonnante pièce de mode, à la fois extravagante et réconfortante. Le vêtement devient ici une véritable sculpture de douceur.
The Praise of Cats : le divin pouvoir des félins
Mais mon véritable coup de cœur va au peintre japonais Tokuhiro Kawai, né en 1971, et à son œuvre The Praise of Cats.
Présentée comme un retable médiéval, cette peinture métamorphose les chats en créatures majestueuses, presque sacrées. Couronnés, auréolés tels des saints, les félins prennent une dimension divine et semblent contempler le visiteur avec une souveraineté tranquille.
Une œuvre aussi fascinante qu’amusante, qui résume à elle seule l’esprit de cette exposition : prendre au sérieux ce qui nous fait du bien, sans jamais renoncer à l’humour ni à l’émerveillement.
L’avis de Paris en Goguette
Trop mignon ! L’art du bonheur est une exposition divertissante, réconfortante et joyeuse, dans laquelle chacun peut déambuler à son rythme, s’arrêter devant une œuvre, en retrouver une autre ou se laisser surprendre par des associations inattendues.
Ici, nul besoin d’être spécialiste de l’histoire de l’art pour apprécier le parcours. L’exposition fait appel à quelque chose de beaucoup plus universel : notre capacité à nous émerveiller, à sourire et à ressentir de la tendresse devant une œuvre.
Une parenthèse légère et précieuse, à découvrir au Louvre-Lens, qui nous rappelle que l’art peut aussi être une formidable source de bonheur !
Carnet pratique
Trop mignon ! L’art du bonheur
Louvre-Lens, 99 rue Paul Bert, 62300 Lens.
Jusqu’au 18 janvier 2027.
Tarif plein : 12 €.