Christophe Leroy, le retour réussi d’un chef entre fête et haute cuisine
Il y a des retours que l’on pressent, d’autres que l’on espère. Celui de Christophe Leroy appartient à la première catégorie, tant son empreinte sur la gastronomie festive française reste vive. En 2026, le chef signe une réapparition très attendue dans la capitale avec une double adresse pensée comme un manifeste : Monsieur Bassano Restaurant Club et Monsieur Bassano Bistrot, deux lieux face à face, deux ambiances, une seule et même vision.
À quelques pas des Champs-Élysées, l’homme orchestre un retour aux sources autant qu’un renouveau. Une cuisine solaire, lisible, tournée vers le plaisir immédiat — mais surtout une certaine idée de la nuit parisienne, où la gastronomie se vit autant qu’elle se goûte.
Un parcours hors norme
Formé auprès de figures tutélaires comme Alain Ducasse et Alain Senderens, Christophe Leroy appartient à cette génération de chefs pour qui la cuisine ne se limite jamais à l’assiette. Très tôt, il impose un style, une allure, une manière d’habiter les lieux.
À 24 ans à peine, il prend les rênes des cuisines du Château de la Messardière à Saint-Tropez, amorçant une trajectoire fulgurante sur la Côte d’Azur. Là, il invente une gastronomie hédoniste, libre, inspirée des nuits mythiques d’un certain Eddie Barclay. Avec Les Moulins de Ramatuelle, il brouille les frontières entre table et fête, bien avant que le concept ne devienne tendance.
On lui doit aussi des événements devenus légendaires, dont le mariage de Johnny Hallyday. Puis Marrakech, l’international, les succès… et quelques turbulences dont il se relève.
Avec Monsieur Bassano, Christophe Leroy ne se contente pas d’ouvrir un restaurant. Il met en scène une dualité savamment orchestrée.
D’un côté, le Restaurant Club, écrin feutré niché dans une cave voûtée. Lumières tamisées, conversations discrètes, atmosphère presque clandestine. Ici, le dîner se prolonge, s’étire, se transforme. La carte déroule des classiques revisités avec justesse : bar sauvage grillé, homard bleu rôti, foie gras façon Tour d’Argent, Entrecôte Black Angus… Et pour conclure, on recommande d’exquises crêpes Suzette !
Mais l’expérience ne s’arrête pas à l’assiette : jeux, bar, esprit salon privé… une forme de luxe décontracté où l’on oublie le temps.
Face à lui, le Bistrot Bassano capte l’énergie de la rue. Terrasse vivante, ambiance spontanée, carte généreuse et accessible : bœuf bourguignon, viandes maturées, homard grillé au basilic, assiettes à partager ou encore des options véganes. Ici, Paris bat plus vite, plus fort. On y vient autant pour déjeuner que pour prolonger la soirée.
Une cuisine du lien plus que de l’effet
Chez Christophe Leroy, la démonstration technique n’a jamais été une fin en soi. Ce qui prime, c’est le moment. Le lien. L’énergie.
Sa cuisine va droit au but : produits lisibles, saveurs franches, générosité assumée. Une gastronomie qui rassemble plutôt qu’elle n’impressionne, qui invite à rester plutôt qu’à simplement consommer.
Dans un Paris parfois saturé de concepts, Monsieur Bassano propose autre chose : une expérience vivante où l’on dîne, où l’on rit, où l’on refait le monde autour d’une coupe de champagne.
Le goût de la nuit retrouvée
Avec cette double adresse, Christophe Leroy renoue avec ce qu’il fait de mieux : créer des lieux. Des lieux où l’on vit, où l’on célèbre, où l’on s’attarde.
Monsieur Bassano n’est pas seulement une ouverture. C’est une promesse : celle d’un Paris qui ose à nouveau mêler gastronomie et plaisir, exigence et légèreté, cuisine et fête.
Et à l’heure où la capitale cherche à réinventer son art de vivre, il se pourrait bien que la réponse se trouve, tout simplement, rue de Bassano !
Carnet d’adresse
Monsieur Bassano Bistrot
22 rue de Bassano, 75116 Paris.
Monsieur Bassano Restaurant Club
15 rue de Bassano, 75116 Paris.